At&t : révolution satellite – plus d'acteurs que vous ne le pensez

Le silence stratégique d’AT&T concernant son ambition satellite s’est brisé. Le géant de la connectivité, loin d’être seul dans cette course à la couverture des zones blanches, se prépare à un jeu d’équipe complexe et potentiellement disruptif.

Un gambit multilatéral pour la couverture américaine

L'annonce indirecte de fin d’année 2025, évoquant un déploiement en première moitié 2026, n’était qu’un avant-goût. AT&T, sous la direction de John Stankey, ne compte visiblement pas s’en tenir à un partenariat unique avec AST SpaceMobile. L’idée est claire : étendre son réseau de constellations LEO au-delà d’un simple accord, explorant les capacités de SpaceX et d’Amazon.

Stankey a clairement exprimé son intention de bâtir un « partenariat de gros volume », possiblement avec plusieurs acteurs. Cette approche, loin d'être une simple extension de couverture, vise à offrir une connectivité « toujours allumée » à travers les États-Unis, même dans les régions les plus reculées. L'argument central ? La simplicité d’utilisation : des smartphones actuels, sans équipement supplémentaire, pourront communiquer avec les satellites.

Spacex et amazon : des concurrents à surveiller

Spacex et amazon : des concurrents à surveiller

Si AST SpaceMobile a obtenu l’approbation de la FCC pour un service cellulaire direct vers les appareils via le spectre à basse fréquence, il ne s’agit que d’une étape. SpaceX, avec son partenariat stratégique avec EchoStar et son spectre dédié, et Amazon, qui vise un lancement en 2028 grâce à son acquisition de Globalstar, représentent des défis significatifs. La perspective d'une troisième force entrant dans la course ajoute une dimension de compétition intense.

L’alliance existante d’AT&T avec Amazon pour la connectivité d’entreprise en zones reculées préfigure une stratégie de convergence. Cependant, Stankey met en garde contre les accords MVNO avec les fournisseurs de satellites, estimant qu'ils ne génèrent pas de nouveaux clients pour AT&T. L’objectif est de combler les lacunes de couverture, et non de concurrencer directement son réseau mobile terrestre.

Une stratégie d

Une stratégie d'extension, pas de remplacement

La décision d'investir massivement dans les services satellites d'AT&T est, à mon sens, une évidence. L'entreprise reconnaît que les satellites peuvent combler les failles et compléter son infrastructure terrestre, sans pour autant remettre en question sa position dominante sur le marché mobile. C'est un pari audacieux, mais il pourrait bien redéfinir l'accès à la connectivité aux États-Unis.