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RCS Universal : La GSMA ajuste ses réglages, laissant les utilisateurs dans l'attente

La société GSMA a publié cette semaine les spécifications de la version 4.1 du RCS Universal, une mise à jour discrète qui confirme une tendance inquiétante : le standard de messagerie continue de progresser en coulisses, souvent sans impact direct pour l’utilisateur final.

Un travail de maintenance, plus qu’une révolution

Selon Tom Van Pelt, directeur technique de la GSMA, cette version 4.1 se concentre principalement sur l’amélioration des aspects moins visibles du système, comme le cryptage et la vitesse de transmission. Oubliez les appels vidéo ou le formatage riche du texte, les fonctionnalités qui avaient suscité l’enthousiasme à l’époque de la version 4.0.

La nouveauté majeure est le partage de profil, permettant d’afficher le nom et la photo d’un contact, récupérés auprès de Google, Apple ou l’opérateur, dans les conversations individuelles et de groupe. Un système qui vise à uniformiser l’apparence des contacts, mais qui soulève des questions de confidentialité.

Google Messages : un retard persistant

Google Messages : un retard persistant

Si l’annonce est accueillie avec une certaine satisfaction, notamment par la reconnaissance de la GSMA quant à la nécessité d’un fonctionnement discret, l’adoption de ces nouvelles fonctionnalités par les applications reste un point noir. Google Messages, autrefois présenté comme le rempart contre iMessage, peine à intégrer les améliorations de la version 4.0. La version 4.1, elle, est actuellement bloquée derrière une version non encore déployée, un retard qui s’allonge considérablement.

Les utilisateurs, impatients

Les utilisateurs, impatients

Les réactions des consommateurs sont mitigées. Si le partage de profil est perçu comme une amélioration bienvenue, permettant d’éviter les approximations dans les conversations de groupe, la vitesse de transmission et la réduction de la consommation d’énergie sont également considérées comme des améliorations discrètes mais importantes. La majorité des utilisateurs, environ 45%, souhaitent avant tout une application unique pour gérer toutes leurs conversations, un souhait qui semble encore loin de se concrétiser.

En l’état, la course aux standards de messagerie semble relancer une logique de cloisonnement, laissant les utilisateurs dans l’attente d’une convergence qui ne semble pas imminente. L’avenir des SMS, semble-t-il, reste incertain.