6G : la course est lancée, le spectre du 7ghz plane

L’impératif est clair : les États-Unis se préparent à accoucher de la révolution 6G. Ce n’est pas un futur lointain, mais une échéance 2030 déjà matérialisée. Le National Telecommunications and Information Administration (NTIA) se positionne comme le maître d’œuvre de cette transition, scrutant avec une précision chirurgicale les bandes de fréquences pour y installer les infrastructures de demain.

Un 7ghz dominant, mais pas sans controverses

Si le spectre 7GHz s’impose comme le candidat privilégié, la route est semée d’obstacles. Le White Paper de 5G Americas, datant d’octobre 2024, a ouvert la voie à cette hypothèse, confortée par les recommandations des géants de l’équipement comme Nokia et Ericsson. Mais l’équation est complexe, impliquant des déplacements de fréquences et des concessions de parts d’antennes pour éviter les interférences.

Trump : un visionnaire ou un simple tweet ?

Trump : un visionnaire ou un simple tweet ?

L’initiative, lancée sous l’impulsion du Président Trump avec son mémorandum « Winning the 6G Race », est loin d’être un simple caprice. Des décrets précis ont été édictés, allouant jusqu’à 600 MHz de spectre dans la plage 1,3 GHz à 10 GHz pour une utilisation exclusive, et forçant potentiellement certains opérateurs gouvernementaux à se replier vers d’autres bandes entre 7,4 GHz et 8,4 GHz. L’ambition est claire : optimiser l’utilisation des ressources spectrales, une stratégie décrétée par Arielle Roth, directrice générale de l’NTIA.

L’ntia à l’épreuve : un tableau de bord des progrès

L’ntia à l’épreuve : un tableau de bord des progrès

Un nouveau site web a été déployé par l’NTIA, offrant un aperçu détaillé de l’avancement des études sur chaque bande envisagée. Le 7GHz est actuellement en lice pour la première place, progressant entre les tâches huit et neuf, avec une analyse d’interférences comme prochain défi. La bande 4,4 GHz a déjà franchi trois étapes, tandis que les fréquences 2,7 GHz et 1,6 GHz se rapprochent de la tâche cinq. Ce suivi rigoureux contraste avec les doutes initialement exprimés quant à la pertinence d'une telle initiative.

Vers les téléphones 6g : un objectif audacieux

L’administration Trump avait même fixé un objectif ambitieux : la disponibilité de trois téléphones 6G pour les Jeux Olympiques d’été de 2028, une échéance qui, pour l’instant, semble difficile à atteindre. Mais l'intérêt pour cette technologie ne faiblit pas, comme en témoignent les échanges entre Qualcomm et l’administration Trump, qui souhaiterait déjà voir des appareils compatibles en 2028. L'investissement est conséquent, avec des fonds alloués via le Spectrum Relocation Fund, un processus long et complexe.

At&t et verizon : éviter les erreurs du passé

Il est impératif que les opérateurs comme AT&T et Verizon ne reproduisent pas les erreurs du passé, en privilégiant la vitesse au détriment de la couverture. La leçon est amère : une approche équilibrée, combinant puissance et portée, est la clé du succès dans la course à la 6G. La concurrence est féroce, et l'enjeu est de taille.