Espagne : fauteuil sur le dossier des rafales, ankara se profile comme alternative

Une crise imminente pour l’armée de l’air française. La lenteur du projet FCAS, conjuguée aux doutes persistants concernant son calendrier, pousse le gouvernement à envisager une solution pragmatique : l’acquisition du caza turc KAAN. Une tournure inattendue qui remet en question les priorités stratégiques de la défense nationale.

Un besoin pressant et un avenir incertain

Un besoin pressant et un avenir incertain

Les F-18, longtemps considérés comme des locomotives de combat, approchent de leur obsolescence. Initialement programmé pour être retirés en 2030, leur durée de vie a été prolongée jusqu’à 2040, une décision qui masque une réalité : le FCAS reste une promesse lointaine. La situation est encore plus délicate pour les AV-8B Harrier II Plus de la Marine, dont le remplacement urgent est conditionné à la disponibilité d’un avion capable d’opérer depuis l’aéroraile du LHD Juan Carlos I. Le F-35B, seul avion de cinquième génération doté de décollage et d’atterrissage vertical (VTOL), apparaît comme la seule option viable, mais l’Espagne hésite à s’engager sur ce modèle américain.

L’entrée en jeu de la Turquie. C’est à Ankara que se trouve désormais la piste la plus concrète. Des contacts préliminaires