Google : la panique s'installe, le code est déjà à 75% généré par l'ia
Le souffle court. Au sein de Google, l’ambiance n’est plus celle d’une entreprise en plein essor, mais plutôt celle d’une usine sous pression. La stratégie de l’intelligence artificielle, initialement présentée comme une opportunité, se transforme en une nécessité impérieuse, et le personnel en ressent les effets.

Un virage technologique radical et sans retour
L’obsession de Sundar Pichai pour les « flux de travail agéntiques » – autrement dit, des équipes autonomes pilotées par l’IA – atteint un point critique. Les chiffres sont glaçants : près des trois quart du code développé en interne est désormais généré par Gemini. Une progression vertigineuse, passant à 50% l'automne dernier, et atteignant désormais 75% selon des sources internes.
75%. Un pourcentage qui redéfinit les contours de l’emploi chez Google DeepMind, où l'accès à Claude Code d'Anthropic suscite déjà des tensions palpables. L’entreprise, confrontée à la nécessité de se conformer à une logique algorithmique implacable, pousse ses employés à intégrer l’IA dans tous les aspects de leur travail, qu’il s’agisse de la programmation ou de tâches apparemment non liées.
L’annonce initiale de Google évoquait une migration de code « six fois plus rapide » grâce à une collaboration étroite entre agents et ingénieurs. Mais la réalité est plus complexe. Les ingénieurs sont désormais évalués sur leur capacité à utiliser, et même à forcer, l’IA à produire des résultats. Cette pression est particulièrement intense pour les équipes de DeepMind.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Si Google est à l’avant-garde de cette transformation, il n'est pas seul. Microsoft, avec ses estimations de 20 à 30% de code généré par IA, et Meta, qui vise 55% d'ici 2025, confirment une tendance globale et accélérée. Snap, quant à lui, a déjà fixé un objectif de 65% de code généré par IA pour le prochain trimestre.
La rhétorique est claire : l’IA n’est pas une option, mais une condition. « Apprenez à l’utiliser, sinon, préparez-vous à disparaître », semble être le message implicite. L’époque des ingénieurs qui écrivent du code à la main est révolue. Il ne reste plus que la capacité d’adaptation, et la maîtrise d’outils d’IA. Et cela, c’est une réalité que Google semble vouloir faire comprendre à ses employés, sans grande diplomatie.
La course à l’IA est en marche, et les conséquences pour le marché du travail sont loin d’être claires. Mais une chose est sûre : l’univers numérique, tel que nous le connaissons, est en pleine mutation. Et Google, en première ligne, est à la fois architecte et victime de cette révolution.