Les chatbots ia dévoilent les secrets des entreprises du cac 40
Les entreprises du CAC 40, comme Inditex, Iberdrola ou Santander, ont longtemps maîtrisé l'image qu'elles projetent auprès du public. Mais avec l'avènement des Chatbots d'intelligence artificielle (IA), comme ChatGPT, Gemini et Copilot, cette maîtrise est mise à mal.
Les chatbots s'appuient sur des sources inattendues
Un rapport de FTI Consulting révèle que les trois modèles ne consomment pas les mêmes informations et les pondèrent différemment, ce qui peut entraîner des récits différents sur la réputation d'une même entreprise.
La principale source d'information pour ces Chatbots n'est pas les médias traditionnels, mais le contenu directement publié par les entreprises elles-mêmes, tels que leurs rapports annuels, leurs mémoires de durabilité ou leurs communiqués de résultats. Les entreprises ont donc plus d'influence que ce qu'elles pensent sur ce que disent les Chatbots d'elles.
Cependant, cette influence est limitée par le jeu des médias sociaux et des plateformes en ligne, où les anciens scandales et controverses peuvent ressurgir, même si les entreprises les ont déjà réglés. Les Chatbots tendent à mentionner les risques sans apporter de solution ou de contexte, ce qui ne fait qu'accentuer la négativité envers la compagnie.

Les chatbots ont des approches différentes
ChatGPT est le plus hétérogène dans ses sources d'information, combinant des forums, Wikipedia et des médias de référence. Cela le rend plus sensible aux contenus négatifs présents sur internet. Gemini a un profil similaire, mais fait plus référér à des contenus de réseaux sociaux, y compris Facebook. Il est le seul à citer des vidéos de YouTube de médias de référence. Copilot, intégré à l'écosystème Microsoft, est le plus institutionnel des trois, se fondant principalement sur des médias spécialisés dans les investissements et ayant une exposition minimale à Reddit ou Wikipedia.
Le résultat est clair : la réputation d'une entreprise peut varier en fonction du Chatbot IA utilisé par chaque utilisateur. Les équipes de communication pourraient ainsi manquer de travail crucial.