Wall street hésite, musk écrase amazon et l'oeil sur l'iran

Wall Street affiche une prudence mesurée aujourd'hui, le 17 juin, alors que les investisseurs attendent avec impatience le premier mandat de Kevin Warsh à la Réserve fédérale. L'attente est palpable, le marché oscillant entre l'espoir d'un assouplissement monétaire et la crainte d'une nouvelle hausse des taux.

Un envol spectaculaire de spacex et une ombre sur les semi-conducteurs

Un envol spectaculaire de spacex et une ombre sur les semi-conducteurs

Le pétrole, quant à lui, continue sa chute, alimenté par les spéculations liées à un éventuel accord entre les États-Unis et l'Iran sur le déblocage du détroit d'Ormuz. Cette perspective, qui pourrait relâcher la pression sur les prix de l'énergie, suscite une volatilité importante.

SpaceX, le conglomérat de Elon Musk, s'est envolé en grimpant spectaculairement, dépassant amazon et Microsoft en préouverture. L’action a enregistré une progression de 2,3%, atteignant une capitalisation boursière colossale de 270 milliards de dollars. Un véritable raz-de-marée, qui, selon les analystes, secoue les fondations du secteur technologique. Le miracle d’Elon Musk et SpaceX : les 500 personnes les plus riches du monde gagnent en un seul jour 336 milliards.

L’environnement technologique est tiraillé : après une journée d'effondrement des valeurs liées aux semi-conducteurs, le Nasdaq affiche une légère hausse de 0,6%, une tentative de rebond après les mauvaises performances du jour précédent. Une réaction prudente, qui ne masque pas les inquiétudes persistantes concernant ce secteur stratégique.

La Réserve fédérale est au cœur des préoccupations. Bloomberg révèle une division profonde parmi les investisseurs quant à la future stratégie de Jerome Powell. Les prévisions oscillent entre une possible réduction des taux d'intérêt et une nouvelle vague d'augmentations. Gordon Shannon et George Curtis de TwentyFourt AM (Vontobel) soulignent que les déclarations publiques de Trump en faveur de la baisse des taux indiquent une volonté de Warsh de suivre cette voie. Cependant, le bilan de Warsh, plus « halcon», laisse planer le doute. La décision finale dépendra, in fine, de l’évolution de l’inflation et de la conjoncture économique.

L'horizon iranien est également scruté de près. Les négociations entre Washington et Téhéran, censées aboutir à la signature d'un accord préliminaire vendredi prochain à Zurich, pourraient avoir des répercussions majeures sur les marchés pétroliers. Le baril de brut a déjà chuté en dessous de 80 dollars, témoignant de l'incertitude ambiante.

Avant cette échéance cruciale, les obligations ont connu un regain d'intérêt, les investisseurs cherchant refuge dans des actifs plus sûrs. La tension monte, et les marchés attendent, tendus, la décision de la Fed. Il faut dire que le nouveau président américain semble favorable à une diminution du bilan de la Fed, une indication qui risque de pimenter les discussions.